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Sunday, June 4, 2017

Peter Pan rencontre le sommet de la pyramide II

Dimanche 16 avril 2017

Par Jack Heart & Orage

 


C’est en ces heures que les anges se sont réunis
Préoccupés par leurs comptes éternels à régler
Lorsque les limites de la réalité se seront fracassées
Les mortels assisteront à la guerre des anges

Sans les avantages de l’internet moderne, ou du moins d’une encyclopédie avec des hyperliens du style Wikipédia, Preston Nichols n’aurait pas pu écrire The Montauk Project : Experiments in Time (Le Projet Montauk : Expérimentations sur le Temps). Il est peu probable qu’un des meilleurs auteurs de science-fiction actuels, a fortiori un auteur néophyte au début des années quatre-vingt-dix, en aurait été capable. Il a commis quelques erreurs involontaires, insignifiantes comme appeler des ondelettes des ondicules mais les véritables erreurs sont intentionnelles. Il y a des règles à respecter.
Nichols commence par un vieux classique des promoteurs de la théorie de la conspiration ; en situant la genèse de la technologie furtive dans la soi-disant « Expérience de Philadelphie » qui, on suppose s’est déroulée en 1943. Selon cette histoire, promue par Hollywood et les autres organes de désinformation de la CIA, au cours d’une expérience basée sur les travaux d’Albert Einstein, on a fait disparaître un navire des chantiers navals de Philadelphie, qui est réapparu à la base navale de Norfolk à des centaines de kilomètres, puis a disparu pour réapparaître dans les chantiers de Philadelphie. Il n’existe pas le moindre élément de preuve de cette histoire, pas le moindre soupçon de preuve substantielle. 
Mais à partir de là, Nichols passe soudainement à la réalité et ajuste adroitement son argumentation directement vers le centre du labyrinthe. Faisant l’impasse sur l’expérience de Philadelphie d’Einstein, Nichols met John Von Neumann (Neumann Janos Lajos) à la tête du Projet Rainbow (Arc-en-ciel) exactement là où il aurait dû être. Dans la mythologie nordique, le Bifröst est un Pont de feu Arc-en-ciel qui relie le royaume des dieux appelé Asgard et la Terre appelée Midgard. Après avoir suspendu le Projet Rainbow pour travailler sur le Projet Manhattan, Von Neumann reprit ses expériences après la guerre, sous la direction du Laboratoire Brookhaven, dans le cadre du Projet Phoenix (Phénix). Le Phénix est le grand rapace qui renaît de ces cendres après sa propre destruction. Il figure sur le blason de l’Empire Allemand et sept cents ans avant sur celui de l’Empereur Romain Germanique, Frédéric II …

 
Emblème des Hohenstaufen et de Frédéric II, les plumes forment le chiffre 777
Ce sur quoi travaillait von Neumann était rien de moins que la Déité elle-même.
L’accomplissement de la prophétie faite par la Déesse à un ordre Allemand des Chevaliers Templiers aux portes de son antique cité de Ninive (aujourd’hui Mossoul) au cours du règne de Frédéric II (1194-1250), il y a plus de sept cents ans. Plus tard, au cours du règne de Frédéric, elle est apparue à plusieurs reprises au pied du Mont Untersberg (près de Salzbourg sur la frontière austro-allemande). C’est à l’ombre de cette montagne que la Déesse a prononcé son Vœu. Une montagne dont beaucoup, y compris Hitler qui avait fait construire sa résidence secondaire du Berghof qui la surplombait, croyaient qu’elle était un portail vers d’autres mondes. Une montagne que durant son pèlerinage sur les lieux en 1992, le Dalaï Lama en exil qualifiait de « Dragon endormi » et « le chakra du cœur du monde … »

C’est là, au pied du dragon endormi, qu’elle a promis aux Seigneurs de la Pierre Noire ou en allemand Die Herren vom Schwarzen Stein, ou plus simplement les SS … que le Soleil Noir se lèverait un jour pour percer les ténèbres de la prison des Tyrans pour libérer l’Homme afin qu’il devienne l’immortel « voyageur au-dessus des toits des mondes » (5) qu’il est « destiné à devenir » (6) dans l’Ere du Verseau …   
      
 

Nous pouvons créer notre propre réalité artificielle. Selon les propres termes de Nichols : « La technologie de Rainbow génère et crée ce qu’on peut appeler une « réalité alternative ou artificielle ». (7) Le sujet de l’expérience est enveloppé dans une bouteille électromagnétique qui le sort du continuum espace-temps et le rend invisible. C’est cette technologie de la « bouteille électromagnétique » qui s’est finalement traduite dans les avions de chasse furtifs d’aujourd’hui ». (8)
Lorsque les mathématiques de Gabor (Szegö) sont appliquées à la résonance de Schumann, en utilisant la technologie des hautes fréquences affinée dans la grotte à chauve-souris de Manfred von Ardenne, on peut projeter non seulement des images, mais des réalités alternatives complètes. Les élites historiques des empires allemand, anglo-américain et russe qui se cachent derrière les politiques de la culture populaire, disposaient toutes de cette technologie à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Elles la partageaient. C’est pourquoi von Neumann (physicien Hongrois), le meilleur des meilleurs, est d’abord venu en Amérique, suivi de Heinz Schlicke après la guerre (dans le cadre du projet Paperclip), qu’Aleister Crowley avait planifiée dès 1904. C’est pourquoi Oskar Heil et Agnesa Arsenjewa faisaient la navette entre l’Angleterre et la Russie avant le début de la guerre et pourquoi Manfred von Ardenne et Gustav Hertz sont allés en Russie après cette guerre.
Le problème auquel faisait face von Neumann après la Deuxième Guerre Mondiale, que l’élite considérait comme l’accomplissement de la prophétie Egyptienne de la seconde bataille entre Horus et Seth, c’est que les personnes placées dans la bouteille électromagnétique, ou dans la réalité artificielle si vous voulez, étaient atteints de ce que Nichols appelle « le syndrome trans-dimensionnel ». (9) Cet état d’aliénation permanente est dû à l’extrême désorientation de la conscience qui résulte de son incapacité à s’ancrer dans une ligne temporelle dans une réalité artificielle qui n’en comporte pas. Selon Nichols, parce que « l’âme » humaine est née dans une ligne temporelle, elle doit disposer d’un « point de référence temporel ». (10) En référence à la résonnance de Schumann, Nichols dit à ses lecteurs qu’un point de référence temporel « réside en fait dans l’arrière-plan électromagnétique de notre planète ». (11)
Après dix ans d’expérimentations et de recherches intensives, von Neumann a résolu le problème en utilisant des ordinateurs pour « générer un arrière-plan électromagnétique (ou faux-semblant) » (12) et à « alimenter la « bouteille » avec suffisamment d’arrière-plans naturels de la Terre – du moins suffisamment pour les convaincre d’un flux continu de références temporelles ». (13) Si l’on en croit les récits universitaires même incomplets, par-delà toutes ses réussites super-humaines, John von Neumann était aux ordinateurs ce que Jimmy Hendrix était à la guitare électrique … 
Avant qu’Hollywood n’invente La Matrice, il y avait les Projets Montauk … 
Dans le cercle d’amis de Nichols cette histoire était prise tellement au sérieux que John Ford, le président du Réseau OVNI de Long Island et trois de ses amis ont écopé de longues peines de prison en 1996 après avoir été impliqués dans un complot pour empoisonner en les exposant au radium, le président Républicain du comté de Suffolk de l’époque, John Powell, le représentant du Suffolk, Fred Towle législateur, et le chef du Parti Conservateur de Brookhaven, Anthony Gazzola,
La sortie du film Matrix en 1999 n’était qu’un début. Une production artisanale toujours florissante s’est développée à partir du Projet Montauk pour inonder les médias alternatifs de mauvaise science-fiction. Des « supersoldats » apparemment issus de l’ingénierie génétique pour ressembler à des comptables qu’on présente sur un plateau, donnent des interviews à tous ceux qui sont assez crédules pour les écouter. Des diffuseurs cinglés de désinformation comme David Icke, qui se prétend le fils de dieu, gagnent des millions par an en glosant sur ce que Preston Nichols a mis sur le tapis avec les Projets Montauk. Il est assez étrange que Nichols n’en ait jamais profité financièrement. Il n’a pas fait de publicité et ne cherchait pas à vendre des livres. Peu après la publication, il a poursuivi sa trajectoire comme un missile guidé droit vers sa cible …

J’avais été absent pendant quelques années. Lorsque je suis revenu en 1992, j’avais deux filles jumelles et une jeune épouse qui était mère à mi-temps et gangster à plein temps. L’argent, qui avait toujours coulé à flot et que je pouvais dépenser sans compter, était devenu plus rare. Je me suis retrouvé à exercer deux emplois rien que pour boucler mes fins de mois. L’un d’entre eux était dans une station de lavage de voitures au croisement du péage de Hempstead et de la Route 109, probablement le carrefour le plus encombré de Long Island. La station de lavage faisait partie d’un ensemble de bâtiments qui comprenait Total Health, un magasin d’alimentation et d’occultisme qui était le lieu de rassemblement du mouvement New Age de Long Island en plein développement. De là partaient les conférences les plus avant-gardistes de l’ère du Verseau pour envahir la presqu’île et New York City. Marty Myers, le compagnon de ma mère par intermittence jusqu’à sa mort il y a quelques années, était propriétaire de tout le pâté de maisons. Il était le cerveau juif de l’arnaque à la taxe sur le carburant de la « mafia » dont Michael Franzese ne cessait de se vanter à la télévision.
Marty et ma mère étaient de très bons amis du Dr. J.J. Hurtak, l’homme qui tirait les ficelles en arrière plan sur le plateau de Gizeh, pour le compte de la NASA et de la NSA, au cours des vingt-cinq dernières années du vingtième siècle. Je pense que c’est par son intermédiaire que j’ai rencontré Richard Hoagland, le gars de la pyramide sur Mars de la NASA. Lorsque je ne me coltinais pas des sacs-poubelle pour une partie des pourboires de la station de lavage, je passais mon temps dans le magasin en côtoyant tous ceux qui comptaient dans le mouvement New Age. Je pense que c’est à Deepak Chopra que j’ai dit un jour qu’il me rappelait le swami dans une chanson de Frank Zappa …
Avec tout ce que j’avais vu et vécu, j’étais difficile à impressionner, particulièrement par Hurtak, son côté pigeon et « les êtres de pure lumière à venir ». Dont il assurait qu’ils allaient tous venir pour prendre momentanément le contrôle de la planète et guider l’espèce humaine vers une nouvelle grande destinée. Ils participaient tous à des séances d’étude de son livre : Les Clés d’Enoch. Je me rappelle lorsque ma mère m’en a donné un exemplaire. J’ai souri et l’ai remerciée, feignant d’être fasciné, l’ai ramené chez moi et jeté à la poubelle. C’était un livre très cher, mais il me rappelait trop mon exemplaire des Livres Sacrés d’Aleister Crowley qui avaient failli me tuer quelques années auparavant. La couverture était presqu’identique. Soit dit en passant, c’était une compensation pour une traduction anglaise de l’Evangile d’Aradia que je m’étais procurée lorsque j’étais parti et que j’avais envoyé chez moi. Ma mère avait réussi à mettre la main sur cette bible des Sorcières extrêmement rare à l’époque qui était chez moi et l’avait jetée, en prétendant que c’était un ouvrage maléfique.
C’est dans ce cirque de l’étrange, apparemment … que déboula Preston Nichols. Lorsque je l’ai vu dans le magasin, je l’ai immédiatement reconnu, l’ayant aperçu une fois il y a quelques années dans les clubs de strip-tease dont j’assurais la sécurité. Il était anormalement obèse et habillé comme s’il essayait de définir le mot « geek ». Pourtant la nuit où il est entré dans le bar de Bogart est resté gravée dans ma mémoire. Il discutait avec un gars maigre du même âge que lui sur des groupes de rock. Il s’est arrêté devant moi et a répondu U2 au gars maigre comme s’il avait décidé quelque chose. C’est comme cela qu’il était, ce qu’il disait, en dépit de son apparence comique et presque dégoutante et de sa voix détachée, rentrait dans la tête des gens comme un évènement traumatique crucial. Il les avait charmés comme un serpent dans Total Health avant qu’il ne passe la porte dès le premier jour. Une semaine plus tard, ma mère ou Marty me donnait son livre en me demandant de le lire.
             
La première chose que j’ai remarquée, c’était que l’histoire de Nichols tournait autour de Camp Hero, où mon père avait été stationné durant la Guerre de Corée. Mon père était dans la 101ème Aéroportée, les Aigles hurlants, un demi-finaliste des gants d’or (boxe), le capitaine du gang d’enfants de Brooklyn de crazy Joe Gallo, appelé les Gremlins, et à peu près aussi rentre-dedans que John Wayne. Tous ses amis du camp d’entraînement, et il en avait des tas, avaient été engagés dans des combats. Je me suis toujours demandé si au cas où l’armée ne l’avait pas parachuté, il n’aurait pas rejoint la Corée à la nage. Lorsque je l’interrogeais il restait toujours dans le vague mais il s’est avéré qu’il était un des meilleurs tireurs de l’armée, même, s’il ne pouvait pas mettre dans le mille à 300 mètres « la lunette de tir avait besoin d’être ajustée ». Il réglait toutes les lunettes de tir de ses amis lorsqu’il était guide de chasse. Donc ce qu’il m’avait dit, qu’il avait participé à Montauk à des concours de tir de l’armée pour la 101ème, semblait plausible.

Fuyant l’épidémie d’héroïne de Brooklyn au cours de la Guerre du Vietnam, il avait déménagé à Long Island lorsque j’avais onze ans. Je n’aimais pas tuer des animaux mais les poissons ne me posaient pas le moindre problème, donc il a rapidement acquis une licence pour piloter des bateaux de pêche de quatre-vingt-dix tonnes. J’ai passé beaucoup de temps en tant qu’adolescent au large de Montauk à travailler sur ces bateaux. Le bruit du vent qui sifflait sur les drisses et à travers les bouées d’amarrage et le clapotis de l’eau sur le pont tard dans la nuit restent toujours vivaces dans mon esprit. Il y a eu un incident très étrange en relation avec la base militaire abandonnée, le quatre juillet lorsque j’ai eu mes dix-huit ans, mais ce fut différent de ce que j’avais l’habitude de voir, c’était très inhabituel à à Montauk, à part sa beauté physique. La vie elle-même ne vaut pas mieux que de draguer des strip-teaseuses la nuit au Tourbillon d’une Pleine Lune, durant une nuit d’encre seulement percée par le faisceau du phare au-dessus et par l’eau phosphorescente qui luisait vers le bas.
             

L’énorme antenne radar se situait à l’ouest du phare et mon père avait toujours été inflexible sur le fait qu’il ne pouvait pas exister de choses comme des soucoupes volantes parce qu’ils n’avaient jamais récupéré un seul OVNI au cours de tout ce machin sur les soucoupes volantes au début des années cinquante. Mais mon père disait aussi que les gens inventaient des choses sur les rêves. Il a dit qu’il n’avait jamais fait un seul rêve de toute sa vie …
Par une de ces drôles de petites coïncidences qui n’en sont pas, j’avais rencontré le grand-père de ma femme à peu près au même moment où j’ai rencontré Preston Nichols. Son père à elle, son fils à lui, n’avait jamais été bien net dans sa tête et il était pratiquement une pupille de la nation. C’était quelqu’un qui avait eu affaire aux OVNI lorsqu’il était stationné sur les Iles Aléoutiennes pendant les années soixante. Au moment où il s’est fait exploser la tête à la fin des années quatre-vingt-dix, il jurait qu’il pouvait voir le vaisseau-mère qui l’attendait dans le ciel nocturne au-dessus de Patchogue. Toute sa famille du côté paternel était dans l’armée.
Son grand-père était le patriarche et s’était spécialisé dans le montage de tours/antennes de radiodiffusion, ce qu’il avait fait dans sa cour pour sa radio artisanale. Je ne l’avais rencontré que parce qu’un cancer de l’estomac avait eu raison de lui en Asie du Sud-Est. Il pensait que son fils était un idiot illuminé, mais il lui tardait de rencontrer ses arrière-petites filles, donc lorsqu’il est rentré il m’a immédiatement chargé de réaménager son domicile de North Babylon pendant que lui et sa femme surveillaient les enfants pour moi. J’étais crispé de voir les fillettes de trois ans s’ébattre sur son estomac et j’essayais de les en empêcher, mais il ne voulait rien savoir. Il n’a même jamais montré de signes de douleur en étant assis là en train de mourir tout en souriant pendant que sa progéniture de quatrième génération se servait de son corps malade comme d’un trampoline.
Nichols avait beaucoup parlé de micro-ondes et de fréquences oscillatoires et mon épouse avait laissé entendre que son grand-père avait fait pas mal de travaux secrets sur les signaux radio pour les militaires mais qu’il n’en parlait à personne. A l’époque je n’y connaissais rien en physique quantique et encore moins en ondes et fréquences radio, donc la seule partie de l’histoire de Nichols qui me semblait pertinente était celle sur Einstein et l’expérience de Philadelphie …
Nous passions beaucoup de temps là-bas, donc j’y ai rapporté le livre de Nichols et lui ai demandé naïvement si quelque chose de ce genre était possible. Il m’a demandé de lui laisser le livre afin qu’il puisse le lire. Lorsque je l’ai revu un jour ou deux plus tard, le livre était à côté de lui et je lui ai demandé s’il y avait quelque chose de vrai là-dedans. Il n’a rien dit, ce n’était pas nécessaire étant donné la manière dont il me regardait, il m’a rendu le livre comme s’il avait touché quelque chose qu’il n’aurait pas dû.

Il n’a jamais dit un mot sur le livre. Lorsqu’il est finalement décédé, son cortège funéraire a bloqué la 231e, la rue principale qui s’étend de l’est à l’ouest de Long Island, rassemblant près d’un demi-million de personnes, jalonnée de centaines de voitures de pompiers et de police. Je n’avais jamais rien vu de tel, c’était comme si un président était mort …

Les expériences que j’avais vécues jusqu’alors au cours de ma vie s’étaient déjà évanouies dans l’appel d’une réalité non désirée brisée et réduite en pièces derrière moi, donc le synchronisme de ces évènements ne m’avait pas échappé. Je ne cessais de chercher des explications à ce que j’avais vécu et j’avais déjà parcouru toute la série allant des aliènes à la magie, mais tout en gardant mes distances de Marty, de ma mère et de la bande de Tinn-Tamm* de Hurtak. J’ai commencé à accorder plus d’attention à Preston Nichols. Lorsqu’il a sorti son deuxième et troisième livre, avec Aleister Crowley au centre de tout cela, je savais que j’allais être captivé. Crowley était également au fond de mon terrier à lapin.
*personnage fictif dans la pièce Peter Pan
Pour autant que je sache, j’avais été en prison pendant deux ans, mais il y avait quelque chose dans les souvenirs que j’en avais qui ne me semblait pas cohérent.

Vers le début 1995 nous avons déménagé dans un appartement de l’ouest de Patchogue. Si les choses paraissaient un peu bizarres à La Bonne Vie et elles l’étaient, cet endroit la faisait ressembler à Mayberry*. Des hélicoptères noirs sans marques d’identification ne cessaient de survoler les bâtiments environnants à moins de quelques centaines de mètres, parfois pendant un quart d’heure de suite. Le bruit était assourdissant, mais personne ne semblait y prêter attention ou s’en soucier. Des gars de la Compagnie d’Electricité de Long Island ou LILCO (Long Island Lighting Company) ; les fournisseurs d’énergie à la réputation sulfureuse de Long Island, ne cessaient de patrouiller les rues en tenant des appareils qui ressemblaient à des détecteurs de fuites de canalisations souterraines. Un sentiment de malaise général envahissait le secteur comme si quelque chose n’allait pas dans l’atmosphère : une impression dans l’air lui-même qui émerge habituellement à la suite d’un orage électrique très puissant.
*décor sympathique d’une série américaine du même nom

Nous avions deux voisins nommés Joe. L’un était marié à une fille qui était partiellement paralysée à cause d’une paralysie cérébrale. Il était militaire et avait reçu une balle perdue dans la tête au cours d’un exercice de tir, le laissant avec un trou de la taille d’une balle de golf dans le crâne et une pension d’invalidité totale. Une nuit nous étions tous attablés autour d’une bière, ni Joe le militaire ni son épouse ne prenaient de la cocaïne. Nous regardions la télé alors que les grands feux de forêt de Long Island entouraient les Pine Barrens autour du labo de Brookhaven, qui était directement menacé par les flammes. Des kilomètres et des kilomètres de pins et de garrigue brûlaient hors de contrôle et tous les pompiers disponibles de Long Island et de New York City étaient mobilisés. Les radios locales lançaient des appels aux volontaires parmi les hommes valides et nous supposions que nous étions leurs hommes étant donné qu’aucun de nous n’avait besoin de travailler. A l’aube, nous nous sommes dirigés sur l’autoroute de Sunrise, vêtus de nos vestes de camouflage. Sur la portion de 30 kilomètres, j’ai vu des sections de pins bordant l’autoroute qui se sont soudainement enflammés à une hauteur de trente mètres. La radio expliquait que c’était parce que les pins étaient tellement secs que lorsqu’une braise les touchait ils s’embrasaient immédiatement, mais je n’avais jamais vu, ni rien vu de tel depuis.

Finalement et je ne rappelle pas comment, nous nous sommes retrouvés au milieu d’un grand espace libre avec les bois en feu autour de nous. La fumée nous empêchait de voir plus loin qu’une centaine de mètres. Au-dessus de nous bourdonnait un hélicoptère bleu et blanc que j’ai d’abord pris pour un hélicoptère de la police, mais il était trop gros pour cela. Cela ressemblait à un de ces modèles de luxe. Il ne se déplaçait pas et se contentait de rester en vol stationnaire à cent cinquante mètres au-dessus de nous, les remous de son hélice nettoyant mon champ de vision. Une Bronco blanche conduite par un gars à l’air menaçant du même âge que nous a surgi de la brume et le gars, d’un air exaspéré, a commencé à me parler comme s’il me connaissait. Avec un mouvement du menton vers le haut il me dit : « C’est Pataki qui est dans l’hélicoptère là-haut », puis il s’en est allé d’un air dégoûté. George Pataki était le gouverneur de l’état de New York à l’époque.

Un personnage a émergé des tourbillons de fumée, portant ce qui ressemblait à un long kimono flottant comme on en portait dans la Chine ancienne. C’était un oriental qui avait l’air d’avoir cent ans. Il s’est approché à environ une quinzaine de mètres et nos regards se sont brièvement croisés. J’ai pu voir dans ses yeux une lueur de déception comme si je l’avais trahi. Puis il a baissé le regard. L’hélicoptère était toujours au-dessus de nous et la fumée s’est levée brusquement si bien que j’ai pu voir à quelques centaines de mètres. A la limite de mon champ de vision, à peu près une demi-douzaine de personnages, également vêtus de vêtements flottants approchaient lentement du Mathusalem oriental qui se tenait devant moi. L’hélicoptère s’est éloigné, de même que Joe et moi qui sommes retournés à la voiture qui devait se trouver à un kilomètre et demi. Je ne rappelle pas que nous ayons fait quoi ce soit ou comment nous savions où se trouvait notre voiture mais tout nous semblait normal. Sur le chemin du retour, nous n’avons même pas parlé des orientaux habillés comme s’ils sortaient du dix-huitième siècle. Quand finalement j’y ai repensé une fois de retour chez moi, je me suis dit qu’un restaurant chinois avait dû être pris dans les flammes. Même si je savais parfaitement qu’il n’y avait pas de restaurant chinois dans les Pine Barrens …

J’étais encore perturbé un jour plus tard lorsque j’ai assisté à une conférence au-dessus de Total Health. Je ne savais même pas qui serait le conférencier, mais j’avais besoin de m’éloigner de Patchogue et de ces gens. Le regard que m’avait lancé le Mathusalem asiatique continue de me hanter jusqu’aujourd’hui. L’assistance était peu nombreuse, peut-être deux ou trois douzaines de personnes. Les salles de classe au-dessus de Total Health n’en contenaient pas plus. L’entrée de Preston Nichols dans la salle ressemblait beaucoup à celle de Paul McCartney déboulant dans un pub local. Les réservations pour des gens comme Nichols, Hurtak et Hoagland se faisaient dans la salle de conférence du coin. Je ne savais pas s’ils se faisaient payer. Mais personne ne l’avait vu depuis un moment et chacun voulait savoir ce qu’il avait fait entre-temps donc on lui a rapidement cédé le podium. Il avait un bras dans le plâtre et a commencé à débiter une histoire selon laquelle ils avaient essayé de l’assassiner avec une arme à faisceau dirigé qui avait provoqué l’accident de sa voiture. Puis il est passé sans interruption à l’incendie, tout en me regardant pendant qu’il discourait ; racontant que tous les souterrains du labo de Brookhaven avaient été détruits par une opération militaire des Etats-Unis qui avaient déclaré la guerre au reste du monde. Après la conférence, je l’ai pris en aparté et lui ai dit ce qui s’était produit. C’était la première fois que je lui parlais vraiment en privé. Il m’a dit qu’il avait toujours soupçonné que je faisais partie des Projets Montauk et qu’il pensait me connaître mais qu’il était inutile d’essayer de se souvenir de ce qu’on avait fait sur une autre ligne temporelle parce que les lois de la physique rendaient cela impossible. Après cela, nous avons commencé à parler sérieusement.

Il a commencé à venir à Total Health bien plus souvent après cela. Au-dessus des salles de classe, au troisième étage il y avait des bureaux dans lesquels nous avions l’habitude de passer du temps. Une nuit, M. était là-bas avec nous pendant que lui et moi discutions de ce qu’on ne peut décrire que comme un orage paranormal qui s’étendait sur Long Island. Avec Amityville, ce que j’avais vu à East Islip douze ans plus tôt en 1983, ce que j’avais vécu en quatre-vingt-dix et maintenant à La Bonne Vie et les appartements de Waverly à Patchogue, j’avais assez bien compris alors que j’étais dans l’œil du cyclone. Je lui ai demandé, à lui le gars qui descendait des OVNI au-dessus de Cory Beach la nuit, s’il pensait que nous pouvions faire quoi que ce soit à cette situation. Il a commencé à parler d’une machine à Orgone qu’il avait construit sur la base des concepts d’énergie orgasmique de Wilhelm Reich, et regardant mon épouse et moi, que c’était ce qu’il avait attendu. Puis il dit : « vous deux pouvez fermer les portails là-dessus mais il faudrait que je sois dans la pièce pour opérer pendant que vous deux faites l’amour ». Elle a brusquement bondi de sa chaise en lui hurlant dessus : « espèce de gros salaud de pervers ! » Puis elle a foncé par la porte, dévalé les trois étages et déboulé au milieu de la circulation où j’ai dû lui courir après pour la ramener sur le trottoir.
Compte tenu du fait que mon épouse était la deuxième génération d’entrepreneur du club de strip-tease, que sa mère avait commencé comme barmaid dans un strip club de Babylon pour finir par en posséder un à Miami, que j’avais vu M. fabriquer des gobelets d’urine dans la salle de bains pour les vendre cent dollars pièce à des habitués qui les consommaient avec avidité au bar, ce n’était pas une réaction normale. En particulier du fait qu’elle et moi pratiquions la magie sexuelle depuis la première fois que nous avons couché ensemble. M. était également de son propre aveu, au moins une Sorcière de seconde génération, mais pas non plus une Wiccan. D’après ce qu’elle m’avait dit au cours de ses transes, elle était une Fille de la Chouette, une progéniture de Lilith elle-même, mais selon ses propres dires, M. ne se rappelait jamais ce qu’elle disait ou faisait pendant qu’elle était en transe.

Au cours de l’année où nous étions seuls dans l’appartement, nous avions ouvert des portails de manière répétée, des phénomènes paranormaux si réels que j’éjaculais du sang. Une autre fois l’appartement s’était mis trembler à tel point que nous avons dû appeler ma mère pour qu’elle sorte les filles de là. Cela a duré des heures ; comme un train qui fait vibrer les plateformes du métro mais sans le bruit à part celui des ustensiles du ménage. Lorsque ma mère est arrivée, nous étions assis sur le divan depuis un moment à regarder le chat chasser la belette comme des ombres autour de la pièce. Ma mère qui n’avait jamais rien vu de pareil, a constaté que ni M. ni moi étions n’étions alarmés, à part que je voulais que mes filles sortent de là. Elle m’a demandé si la source de ces perturbations c’était moi ou la maison. Je n’ai pas pu lui répondre, mais je savais qu’il y avait un peu des deux.

M. et moi avions ouvert un portail une nuit, qui illuminait l’extrémité de la pièce assombrie d’une lueur d’un pourpre profond. Nous étions tous deux submergés par l’extase en sa présence et je voulais y entrer pour voir ce qu’il y avait de l’autre côté. Mais M. a couru dans la salle de bains, allumé la lumière et a commencé à se percer les bras avec une lime à ongles en se moquant de moi : « c’est trop tard : tu ne passeras pas. Cela s’est refermé ». C’était le cas ; c’était fini au moment où je la désarmais. Après coup, elle a prétendu se rappeler uniquement la partie concernant l’ouverture du portail pourpre et l’intense euphorie qui en émanait. Mais elle a eu des cicatrices sur les bras pendant des semaines.
Soit dit en passant, je n’arrive même pas à compter le nombre de fois où j’ai empêché M. de traîner divers personnages dans notre chambre à coucher, pas toujours avec succès. Le fait que Preston Nichols ait même envisagé quelque chose de ce genre devant nous, était suffisant pour me rallier à son idée de l’essayer. Je n’ai jamais mentionné le genre de choses que je viens de décrire, à Nichols ou à n’importe qui d’autre. Personne ne savait ce que nous faisions, a fortiori ma mère et mes amis.
Lorsque j’avais rencontré M. en quatre-vingt-dix, sa chevelure descendait jusque sous ses fesses et avait la déconcertante habitude de se dresser lentement lorsqu’elle canalisait une entité prétendant être Lilith. Dans l’obscurité, on pouvait voir de minuscules étincelles bleues danser dans l’électricité statique pendant que ses cheveux se dressaient en une aura au-dessus de sa tête. Elle utilisait des miroirs pour communiquer avec des intelligences humaines dans d’autres dimensions. J’avais observé M. discuter dans ces miroirs de manière peu flatteuse à mon propos comme de dire qu’elle était avec moi parce qu’elle y était obligée et qu’elle n’aimait pas cela.

Un après-midi où le soleil brillait à travers les fenêtres au cours d’une magnifique journée d’été, la pièce sembla brusquement devenir dix fois plus brillante qu’elle n’était déjà. M. sauta par-dessus moi hors du lit. Elle avait un regard paniqué. Avec les paumes non retournées et les bras légèrement tendus devant elle vers le miroir sur le sol, elle dit : « Mais je ne lui ai rien dit ! » La lumière dans la pièce est devenue encore plus vive et elle s’est écroulée par terre. Ses yeux se sont retournés et on n’en voyait plus que le blanc des yeux. Elle a commencé à avoir de la bave aux lèvres. J’ai sauté du lit pour l’aider. Pendant ce temps la lumière est devenue aveuglante. J’ai été brusquement envahi d’une peur indicible.

J’ai dévalé trois volées d’escalier et suis sorti dans la rue en courant vers le nord sur Peninsula Boulevard. J’ai sauté sur le toit d’une voiture qui m’avait dépassé et s’était arrêtée. La voiture a accéléré en remontant la rue jusqu’à un feu rouge où elle a dû s’arrêter. J’ai sauté de la voiture et j’ai continué à courir vers le nord. J’ai répété le procédé plusieurs fois jusqu’à ce que je traverse la route de Southern State, à près de six kilomètres et demi de là où je suis parti. Finalement, un fourgon d’ambulance a surgi avec une équipe d’urgence de six hommes.

Les gars m’ont convaincu de les laisser m’emmener au Mercy Hospital en bas de Peninsula Boulevard. En chemin, ils se sont plaints d’avoir dû interrompre leurs barbecues du week-end. Ils m’ont dit que mon état était le même que celui qu’ils avaient observé chez certains anciens combattants du Vietnam. J’ai dit : « Je suis trop jeune pour avoir été au Vietnam ». Un membre de l’équipe a dit : « laissez-nous juste vous mettre ce gant de toilette humide sur vos yeux. Nous avons découvert que l’exposition à la lumière déclenchait la panique. Cela va vous détendre ». Ils ont posé un gant de toilette humide et chaud sur mes yeux. Ne pas voir la lumière m’a beaucoup détendu. Ils m’ont fait descendre de l’ambulance en civière dans le Mercy Hospital pour m’emmener dans une petite salle d’urgence où j’étais l’unique patient. Ils ont répété le même procédé avec le gant de toilette humide. J’ai entendu une voix qui disait : « Quelqu’un sait-il qui était avec lui lorsque c’est arrivé ? »


Une tentative frénétique a suivi dans cette salle d’urgence apparemment bidon pour localiser l’endroit d’où j’étais parti. Au bout d’environ une demi-heure, M. est arrivée. Elle était impeccablement vêtue. Elle est entrée comme si elle était chez elle, en m’appelant avec des petits noms dont elle avait l’habitude comme si rien d’inhabituel ne s’était produit. Elle a dit qu’elle m’avait cherché partout avant de se tourner vers les deux médecins présents en disant : « est-ce qu’il est en état de partir ? ». Ils ont répondu par l’affirmative et nous sommes partis. Je n’ai jamais vu de flic. La même chose allait se produire quelques semaines plus tard à l’hôtel Sayonara sur la route 110 à Amityville, à nouveau il n’y aurait pas de flics et juste une virée en ambulance pour un séjour d’une demi-heure à l’hôpital Brunswick.

Même avec M. plongeant dans la circulation et se tailladant elle-même dans la salle de bains, je n’avais toujours pas compris. Je ne savais rien de la femme surnaturelle appelée Liliyyoth dans le Grand Rouleau d’Isaïe. Je savais seulement que Lilith avait régné sur l’Arabie en tant que Reine de la Nuit. Mais j’ai tout appris sur elles au cours des quatre dernières années.

Lilith est un démon féminin dans la tradition juive.     https://fr.wikipedia.org/wiki/Lilith




Les Scandinaves les connaissaient bien et savaient qu’elles faisaient partie de la fonction d’onde. Ils savaient que les « filles des ondes sont séduisantes mais dangereuses ». Les Scandinaves savaient que parmi elles « les femmes procréent avec les femmes » (15) et que « la fille avec la fille engendre un fils » (16). Ils savaient que « ces femmes n’ont pas de maris » (17) parce qu’elles préfèrent voir leurs hommes morts.


 


Avec une Valkyrie, il y a rarement un deuxième rendez-vous


Les Valkyries ne viennent que pour les guerriers morts dans la bataille et une Norne s’attache à un homme dès le berceau et lui jette des sorts jusqu’à sa tombe. J’ai connu leur Reine depuis que je l’ai rencontrée à East Islip en 1983 lorsque le Projet Phoenix a vécu son apogée en forant un trou dans le continuum espace-temps. (18) Les Nazis la connaissaient sous le nom de Maria Orsic et de son entourage des Filles du Vril : ce sont des polymorphes. Les Seigneurs de la Pierre Noire ou SS la connaissaient sous le nom d’Ishtar et c’est sous ce nom qu’elle était connue à Babylone. Elle a porté de nombreux noms. Longtemps avant qu’elle ne se présente aux SS, les Scandinaves l’appelaient Freyja. Elle est différente des autres dieux scandinaves. Elle est une Vanir, une sorcière et l’esprit de la nature …



Bibliographie

5 - Circle of friends Causa Nostra: Arcanorum. Causum Nostrum - the living order book , verse 5. 2005 http://thuletempel.org/wb/index.php?title=Isais-Offenbarung

6 – Ibid.

7 - Nichols, Preston  et Peter Moon. "The Montauk Project / Experiments In Time." I - the Philadelphia Experiment. Sky Books, 1992. Web. 14 Mar. 2017.http://www.stealthskater.com/Documents/Montauk_04.pdf .

8 –VIII - The "Phoenix Project" absorbs "Project Rainbow." Ibid.

9 – Ibid.

10 – Ibid.

11 – Ibid.

12 – Ibid.

13 – Ibid.

14 - Burrows, Hannah . "Enigma Variations: Hervarar saga's wave-riddles and supernatural women in Old Norse poetic tradition ." www.academia.edu. University of Sydney, n.d. Web. 14 Apr. 2017.https://www.academia.edu/2542398/Enigma_Variations_Hervarar_sagas_wave-riddles_and_supernatural_women_in_Old_Norse_poetic_tradition?auto=download .
15 – Ibid. Hervarar saga, st. 65

16 – Ibid.

17 – Ibid.

18 – Jack Heart: הוד / Majesty, Part 4, Chapter 16:  Excerpts:http://jackheart2014.blogspot.com/2016/10/majesty-those-that-would-arouse.html


Valkyrie - https://vikinglegends.files.wordpress.com
Traduction française : Patrick T revu Isabelle





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Kryeon - LE SÉJOUR DE L'ÂME EN INCARNATION - Partie 2